Maurice : Indian Oil verrouille l'approvisionnement énergétique face à la volatilité des m
Des prix des carburants sous tension alors que la facture énergétique s'alourdit face aux marchés mondiaux.
Indian Oil Corporation tient désormais les clés de l’approvisionnement énergétique de l’île Maurice. Le gouvernement mauricien s’appuie sur cet engagement contractuel pour assurer, quels que soient les soubresauts des marchés mondiaux, la livraison des cargaisons d’hydrocarbures. Le ministre du Commerce et de la Protection des consommateurs, Michaël Sik Yuen, a résumé l’enjeu dans des propos relayés par L’Express de Maurice: “Quoi qu’il arrive à travers le monde, nous aurons notre cargaison de produits pétroliers (essence, diesel, Jet A1 et marine gasoil).”
Derrière cette garantie contractuelle, les chiffres racontent une autre histoire: celle d’une facture qui grimpe. Le ministre a lui-même chiffré l’écart entre les prix mondiaux et les tarifs pratiqués localement. Au 21 septembre, cet écart atteint 9,94% pour l’essence. Si le Petroleum Pricing Committee (PPC), l’organe qui fixe les prix des carburants, décidait d’ajuster ses tarifs sur cette base, le litre passerait de Rs 70,65 (1,29 euro) à Rs 77,70 (1,42 euro). Pour le diesel, l’écart grimpe à 10,86%, ce qui porterait le litre de Rs 71,25 (1,30 euro) à Rs 78,35 (1,43 euro).
Pour relativiser ces hausses, le ministre a mis en avant une comparaison régionale. Le litre d’essence se vend aujourd’hui Rs 73,97 aux Comores (1,35 euro) et Rs 84,16 aux Seychelles. L’argument avancé: Maurice resterait, pour l’instant, compétitive face à ses voisins de l’océan Indien.
Le marché de l’énergie n’est cependant pas le seul poste sous tension. Selon IonNews (Indian Ocean News), aucun secteur de la consommation courante n’échappe à la hausse des coûts. La bonbonne de gaz de 12 kg est passée, fin mars 2026, de Rs 190 (3,47 euros) à Rs 250 (4,57 euros), soit une progression de 31,6%. Le pain de 100 grammes, vendu Rs 2,60 (0,048 euro), se négocie désormais à Rs 3,90 (0,071 euro). Ces montants paraissent modestes vus de La Réunion. Mais rapportés au salaire moyen des ménages les plus pauvres, chaque roupie pèse. Le constat vaut pour l’ensemble de l’alimentaire et des biens de première nécessité, eau et électricité comprises.
Sur le marché du riz, la tension logistique se traduit directement en mesure de rationnement. La guerre au Moyen-Orient perturbe les circuits de livraison du Long Grain White Rice (LGWR), le riz ration, rapporte Le Mauricien ce jeudi matin. Face au risque de pénurie, la State Trading Corporation (STC), la société publique chargée de l’importation du riz entre autres produits, a plafonné la vente quotidienne à 12 000 sachets de 2,5 kg.
Ce plafond n’est pas un détail administratif.
Questions-réponses
Qui assure désormais l'approvisionnement énergétique de l'île Maurice?
Indian Oil Corporation, via un engagement contractuel avec le gouvernement mauricien garantissant la livraison des cargaisons d'hydrocarbures (essence, diesel, Jet A1 et marine gasoil) quelles que soient les conditions des marchés mondiaux.
Quelle serait l'ampleur d'une hausse des prix des carburants selon le Petroleum Pricing Committee?
Au 21 septembre, l'écart entre prix mondiaux et tarifs locaux atteint 9,94% pour l'essence (le litre passerait de Rs 70,65 à Rs 77,70) et 10,86% pour le diesel (de Rs 71,25 à Rs 78,35).
Pourquoi la State Trading Corporation a-t-elle rationné le riz?
La guerre au Moyen-Orient perturbe les circuits de livraison du Long Grain White Rice, le riz ration. Face au risque de pénurie, la STC a plafonné la vente quotidienne à 12 000 sachets de 2,5 kg.
Comment les prix mauriciens se comparent-ils dans la région?
Le ministre Michaël Sik Yuen souligne que le litre d'essence se vend Rs 73,97 aux Comores et Rs 84,16 aux Seychelles, ce qui maintiendrait Maurice compétitive face à ses voisins de l'océan Indien.