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La Réunion : l'État active l'aide aux commerces sinistrés
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La Réunion : l'État active l'aide aux commerces sinistrés

Renfort de gendarmerie et mesures financières après les violences urbaines

La préfecture de La Réunion a dressé, ce vendredi 23 octobre, un double bilan : une nuit du 22 au 23 octobre sans incident notable sur le territoire, et le déploiement d’un dispositif d’aide aux entreprises sinistrées par les violences urbaines du week-end du 17 et 18 octobre. Aucun regroupement de jeunes ni aucune confrontation avec les forces de l’ordre n’ont été signalés, une accalmie qui tranche avec les troubles du week-end précédent.

Trois départs de feu ont toutefois été recensés au cours de la soirée, sans conséquence majeure, à Saint-Benoît, Saint-Pierre et Saint-Denis. Sur le volet judiciaire, les gendarmes ont interpellé un mineur de 15 ans dans le cadre des investigations relatives aux incendies survenus mercredi soir dans le secteur de Bras-Fusil, à Saint-Benoît.

Un renfort décidé par l’État

C’est dans ce contexte que l’État a renforcé son dispositif de maintien de l’ordre. Un escadron de gendarmerie mobile venu de Périgueux a été déployé à La Réunion à la suite des violences urbaines. Ces 68 gendarmes supplémentaires assurent une présence renforcée sur le terrain, avec pour mandat de faire face aux potentiels troubles à l’ordre public. Ce renfort s’inscrit dans la continuité des mesures annoncées par le préfet Patrice Latron, qui avait notamment interdit dès ce vendredi 23 octobre la consommation d’alcool sur la voie publique ainsi que le transport d’artifices et de certains produits dangereux.

La solidarité financière envers les entreprises touchées

En parallèle du dispositif de sécurité, les services de l’État ont affirmé leur soutien aux entreprises victimes des dégradations commises lors des manifestations du week-end du 17 et 18 octobre. Une réunion s’est tenue ce vendredi 23 octobre à la préfecture, réunissant les organisations professionnelles d’employeurs, les chambres consulaires, ainsi que les représentants des banques et des assureurs.

Une dizaine d’entreprises sont concernées. Plusieurs dispositifs de soutien ont été présentés aux professionnels présents. La prise en charge intégrale de l’activité partielle est prévue pour les entreprises contraintes de réduire ou de suspendre leur activité. Un report, jusqu’à 12 mois, du paiement des cotisations patronales des trois prochains mois a également été annoncé. S’y ajoutent l’octroi de délais de paiement pour le règlement des charges fiscales, ainsi que la possibilité de bénéficier d’un prêt destiné à reconstituer les stocks ou à faire face aux échéances de trésorerie.

Les entreprises en difficulté sont invitées à se rapprocher de leur chambre consulaire ou des interlocuteurs dédiés au sein des services de l’État.

Deux volets d’une même réponse publique

La réponse des pouvoirs publics articule ainsi deux volets complémentaires : le rétablissement de l’ordre public, confié aux forces de gendarmerie et encadré par les décisions du préfet, et la solidarité financière de l’État envers le tissu économique local touché par les violences. Le recours à un escadron venu de métropole illustre la mobilisation des moyens de l’État pour prévenir de nouveaux troubles, tandis que la réunion organisée à la préfecture témoigne de la coordination recherchée entre les services déconcentrés, les organisations patronales, les chambres consulaires et les acteurs bancaires et assurantiels.

Reste à mesurer, dans les semaines qui viennent, l’efficacité de ces dispositifs face aux besoins réels des entreprises sinistrées et à la persistance éventuelle de tensions sur le terrain. La préfecture, gardienne de l’ordre public sur le territoire, devra rendre compte de l’évolution de la situation, alors que les investigations judiciaires se poursuivent sur les incendies de Saint-Benoît.

Article source : Outre-mer La 1ère, par Cynthia Veron.

Questions-réponses

Quel renfort de maintien de l'ordre l'État a-t-il décidé à La Réunion ?

Un escadron de gendarmerie mobile venu de Périgueux, composé de 68 gendarmes supplémentaires, a été déployé sur le territoire pour faire face aux potentiels troubles à l'ordre public, dans la continuité des mesures annoncées par le préfet Patrice Latron.

Quelles mesures restrictives le préfet a-t-il prises ?

Dès le vendredi 23 octobre, le préfet Patrice Latron a interdit la consommation d'alcool sur la voie publique ainsi que le transport d'artifices et de certains produits dangereux.

Quels dispositifs financiers sont proposés aux entreprises sinistrées ?

La prise en charge intégrale de l'activité partielle, un report jusqu'à 12 mois du paiement des cotisations patronales des trois prochains mois, des délais de paiement pour les charges fiscales, et un prêt destiné à reconstituer les stocks ou à faire face aux échéances de trésorerie.

Qui a participé à la réunion de soutien organisée à la préfecture ?

Les organisations professionnelles d'employeurs, les chambres consulaires, ainsi que les représentants des banques et des assureurs, pour une dizaine d'entreprises concernées par les dégradations du week-end du 17 et 18 octobre.