Rs 7 millions disparues : la FCC ouvre une enquête sur un réseau de racket policier
La FCC démantèle un présumé circuit de détournement de fonds au sein d'une unité policière d'élite.
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Rs 7 millions en espèces, disparues entre un domicile privé et les Police Headquarters des Casernes centrales : c’est cette perte sèche, alléguée au détriment d’un entrepreneur de Vallée-des-Prêtres, qui constitue le coeur financier de la nouvelle enquête ouverte par la Financial Crimes Commission (FCC). Elle a conduit à la deuxième arrestation en moins d’un an de l’ancien assistant Superintendent of Police (ASP) Rajcoomar Seewoo.
Le point de départ est daté avec précision. Le 30 mars 2024, des éléments de la Special Cell Special Supporting Unit procèdent à une perquisition au domicile de cet entrepreneur, dans le cadre de soupçons de blanchiment d’argent. L’opération est placée sous la conduite de l’inspecteur Ranjeet Deoojee. Rajcoomar Seewoo est absent ce jour-là. Le propriétaire des lieux affirme que les policiers quittent son domicile avec Rs 30 millions en espèces.
À leur arrivée aux Casernes centrales, le comptage officiel effectué en présence de l’entrepreneur ne retrace que Rs 23 millions. Un écart de Rs 7 millions. L’entrepreneur soutient que ces fonds manquants étaient issus de ses activités commerciales, et refuse d’admettre l’écart. Ce que les enquêteurs décriront comme une ponction illicite sur des liquidités transportées hors de tout contrôle rigoureux.
La suite aggrave l’équation financière du dossier. Aucune procédure n’est finalement engagée contre l’entrepreneur. Les Rs 23 millions comptabilisées lui sont restituées. Les Rs 7 millions manquantes demeurent introuvables. C’est cette situation qui pousse l’entrepreneur à saisir la FCC. Pour la commission anticorruption, cette perte constitue le noyau d’un système de racket présumé, et non un incident isolé.
Plusieurs mois d’enquête ont permis à la FCC d’esquisser une répartition supposée des fonds détournés. Les enquêteurs soupçonnent que Rajcoomar Seewoo se serait personnellement approprié Rs 1 million, tandis que les Rs 6 millions restantes auraient été distribuées entre plusieurs membres de son équipe. Cette ventilation présumée oriente les investigations vers l’hypothèse d’un mécanisme collectif, un partage organisé, plutôt que d’un acte individuel isolé.
Ce schéma de distribution supposée pose une question à laquelle les enquêteurs tentent précisément de répondre : s’agit-il d’un mode opératoire institutionnalisé au sein de cette unité, ou d’un épisode sans précédent ? Pour y répondre, les auditions d’anciens policiers affectés à la Special Cell Special Supporting Unit se poursuivent au Réduit Triangle.
Pour Rajcoomar Seewoo, cette arrestation constitue un deuxième choc judiciaire en un laps de temps très court. En août 2025, il avait déjà été interpellé par la FCC dans le retentissant dossier dit de Reward Money, avant d’être provisoirement inculpé pour blanchiment d’argent. Il se trouve désormais au centre de deux enquêtes distinctes, toutes deux articulées autour de graves allégations de malversations financières. Son exposition pénale s’en trouve considérablement alourdie, et l’attention portée par les autorités anticorruption sur les pratiques de son ancienne unité ne fait que croître.
La question qui reste ouverte, à ce stade des investigations, est de savoir combien d’autres membres de la Special Cell Special Supporting Unit pourraient encore être entendus, voire mis en cause, à mesure que la FCC reconstitue le circuit présumé des fonds disparus.
Questions-réponses
Quel est le montant financier au coeur de l'enquête de la FCC et comment l'écart a-t-il été constaté ?
Rs 7 millions sont au coeur de l'enquête. Lors d'une perquisition le 30 mars 2024, les policiers auraient quitté le domicile de l'entrepreneur avec Rs 30 millions en espèces, mais le comptage officiel aux Casernes centrales n'a retracé que Rs 23 millions, laissant un écart inexpliqué de Rs 7 millions.
Comment la FCC répartit-elle les fonds présumément détournés entre les suspects ?
Les enquêteurs soupçonnent que Rajcoomar Seewoo se serait personnellement approprié Rs 1 million, tandis que les Rs 6 millions restantes auraient été distribuées entre plusieurs membres de son équipe, orientant l'enquête vers l'hypothèse d'un mécanisme collectif organisé.
Quelle est la situation judiciaire actuelle de Rajcoomar Seewoo ?
Rajcoomar Seewoo fait face à deux enquêtes distinctes de la FCC. En août 2025, il avait déjà été interpellé dans l'affaire dite de Reward Money et provisoirement inculpé pour blanchiment d'argent. La présente arrestation constitue son deuxième choc judiciaire en moins d'un an.
Quel sort a été réservé aux fonds de l'entrepreneur après l'enquête initiale ?
Aucune procédure n'a été engagée contre l'entrepreneur. Les Rs 23 millions comptabilisées lui ont été restituées, mais les Rs 7 millions manquantes sont demeurées introuvables, ce qui l'a conduit à saisir la FCC.