Procès Inass Touloub : l'audience interrompue, la mère victime d'un malaise
Un malaise de la mère interrompt le procès devant la cour d'assises de Blois
Halima El Bakhti a regardé les photos du corps de sa fille. Quelques instants plus tard, elle tombait en avant, victime d’un malaise, obligeant à évacuer la salle d’audience du tribunal de Blois. La mère de la petite Inass Touloub, retrouvée morte à l’été 1987 au bord de l’A10, est restée inconsciente un certain moment avant de reprendre connaissance. Les pompiers sont arrivés sur place, puis la septuagénaire a été transportée à l’hôpital.
C’était mercredi 4 novembre, au procès des parents d’Inass Touloub devant la cour d’assises du Loir-et-Cher. L’incident est survenu après la diffusion de photos insoutenables de la petite dépouille martyrisée. La médecin légiste venait juste de terminer sa déposition, décrivant devant la cour la liste interminable des sévices subis par la fillette de 4 ans. Face à ce moment particulièrement éprouvant, l’audience a été suspendue.
Halima El Bakhti, âgée de 72 ans, est jugée depuis lundi pour torture et actes de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner. À ses côtés comparaît Ahmed Touloub, 74 ans, le père de l’enfant, poursuivi pour complicité. Leur procès reprendra jeudi à 9h30.
Le drame remonte à l’été 1987, lorsque la petite Inass avait été retrouvée morte au bord de l’A10. Près de quatre décennies plus tard, ses parents répondent de leurs actes devant la justice, dans un procès qui a profondément marqué la salle mercredi après-midi.
Le malaise de l’accusée, survenu en pleine vision des images de sa fille, illustre la charge émotionnelle d’audiences où des faits d’une rare violence sont exposés, pièce par pièce, devant les jurés comme devant les personnes directement impliquées. Les détails donnés par la médecin légiste, relevés un à un, ont précédé la projection des photographies de l’enfant, que la mère a contemplées avant de perdre connaissance.
L’affaire, surnommée celle de la “petite martyre de l’A10”, demeure l’un des dossiers criminels les plus douloureux de ces dernières décennies. Le tribunal de Blois, où se déroulent les débats, a dû interrompre ses travaux mercredi après-midi, le temps d’évacuer la salle et de porter secours à Halima El Bakhti avant son transfert à l’hôpital.
La reprise est fixée à jeudi matin, 9h30, devant la même cour d’assises du Loir-et-Cher. Les deux accusés, la mère de 72 ans et le père de 74 ans, devraient alors de nouveau comparaître, pour torture et actes de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner pour l’une, complicité pour l’autre. Le procès des parents d’Inass Touloub en est à ses tout premiers jours, l’audience ayant commencé lundi, et s’annonce comme un moment long et difficile pour toutes les personnes qui y prennent part.
Pour davantage de détails sur le déroulement de cette audience, l’article de référence est disponible à cette adresse : https://www.franceinfo.fr/faits-divers/martyre-de-l-a10/martyre-de-l-a10-l-audience-suspendue-apres-un-malaise-de-l-accusee-dans-la-salle_8267966.html
Questions-réponses
Pourquoi l'audience du procès des parents d'Inass Touloub a-t-elle été interrompue ?
Après la diffusion de photos insoutenables du corps de la petite Inass, la mère, Halima El Bakhti, a été victime d'un malaise et est tombée inconsciente. La salle d'audience du tribunal de Blois a dû être évacuée et les travaux suspendus mercredi après-midi.
Que s'est-il passé pour Halima El Bakhti après son malaise ?
La septuagénaire de 72 ans est restée inconsciente un certain moment avant de reprendre connaissance. Les pompiers sont arrivés sur place, puis elle a été transportée à l'hôpital.
De quoi les deux accusés sont-ils poursuivis ?
Halima El Bakhti, 72 ans, est jugée pour torture et actes de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Ahmed Touloub, 74 ans, le père de l'enfant, comparaît à ses côtés pour complicité.
Quand le procès reprendra-t-il et où en est-il ?
Le procès, qui a commencé lundi, reprendra jeudi à 9h30 devant la cour d'assises du Loir-et-Cher. Il en est à ses tout premiers jours et s'annonce comme un moment long et difficile pour toutes les personnes qui y prennent part.