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Nuit de tension au Port : des voitures en flammes réveillent Rivière-des-Galets
Océanie

Nuit de tension au Port : des voitures en flammes réveillent Rivière-des-Galets

Une intervention nocturne tourne à l'affrontement pour les riverains du quartier

Quand les flammes ont commencé à dévorer les carrosseries, rue Jacques Duclos, les habitants de la Rivière-des-Galets ont vu arriver, vers 1h du matin dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 octobre, les soldats du feu venus éteindre deux véhicules incendiés du côté du Sacré Cœur. Une intervention nocturne qui a bouleversé le calme habituel du quartier, dans une nuit déjà agitée au Port.

Les pompiers n’étaient pas seuls à descendre dans ces rues sombres. Ils étaient accompagnés des forces de l’ordre, la BAC et la gendarmerie, tandis que des policiers ont également été requis sur place. Cette mobilisation en dit long sur la tension régnant dans le secteur au moment où les engins brûlaient.

Car les secours n’ont pas travaillé dans des conditions ordinaires. Une vingtaine de jeunes cagoulés se trouvaient sur les lieux. Les policiers ont été caillassés, et ils ont fait usage de tirs de LBD et de gaz lacrymogène pour faire face aux projectiles. Dans l’obscurité, la scène a opposé directement les forces de l’ordre à ce groupe masqué, transformant une intervention d’extinction d’incendie en affrontement.

Un fourgon visé près du stade Lambrakis

À ces deux véhicules embrasés rue Jacques Duclos s’ajoute une autre atteinte, signalée près du stade Lambrakis : un fourgon y a été incendié. Le périmètre touché par ces dégradations s’étend ainsi sur plusieurs points du secteur du Port, entre la Rivière-des-Galets et les abords du stade, en l’espace de quelques heures seulement.

Pour les riverains, ces images de véhicules en flammes et de tirs de gaz lacrymogène au cœur de la nuit marquent une soirée particulièrement éprouvante. Les pompiers, eux, ont dû mener leur lutte contre le feu sous la protection des forces de l’ordre, dans un environnement où les pierres pleuvaient sur les policiers présents sur place.

Le bilan matériel de cette nuit reste à établir, mais les faits sont là : deux véhicules détruits par les flammes rue Jacques Duclos, un fourgon incendié près du stade Lambrakis, des policiers caillassés et des tirs de LBD et de gaz lacrymogène effectués face à une vingtaine de jeunes cagoulés. Les circonstances exactes de ces événements, survenus vers 1h du matin dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 octobre, devront être précisées.

Cette nuit agitée au Port illustre la violence avec laquelle certains épisodes peuvent se dérouler sur le terrain, quand les secours et les forces de l’ordre se trouvent confrontés, en pleine rue, à des groupes masqués décidés à leur opposer une résistance physique. Pour les habitants de la Rivière-des-Galets et du quartier du Sacré Cœur, la nuit du 2 au 3 octobre restera celle où les véhicules ont brûlé sous leurs fenêtres, avant que le calme ne revienne sur ces rues meurtries par les flammes et les affrontements. Reste à savoir si les prochains jours ramèneront l’apaisement dans ces quartiers.

Questions-réponses

Quand et où les véhicules ont-ils été incendiés ?

Vers 1h du matin, dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 octobre, deux véhicules ont brûlé rue Jacques Duclos, du côté du Sacré Cœur, à la Rivière-des-Galets, au Port.

Qui est intervenu sur place ?

Les pompiers sont venus éteindre les feux, accompagnés des forces de l'ordre, de la BAC et de la gendarmerie, tandis que des policiers ont également été requis sur place.

Comment les secours et les policiers ont-ils été accueillis ?

Une vingtaine de jeunes cagoulés se trouvaient sur les lieux ; les policiers ont été caillassés et ont fait usage de tirs de LBD et de gaz lacrymogène pour faire face aux projectiles.

Quels autres dégâts ont été signalés cette nuit-là ?

Un fourgon a été incendié près du stade Lambrakis, étendant les dégradations sur plusieurs points du secteur du Port, entre la Rivière-des-Galets et les abords du stade.