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Fédéchimie FO exige salaires, retraites et blocage des prix
Politique & Gouvernance

Fédéchimie FO exige salaires, retraites et blocage des prix

Le syndicat réclame hausses de salaires et gel des prix avant la grève du 5 novembre

Le bras de fer économique entre le gouvernement et la Fédéchimie Force Ouvrière entre dans une phase décisive : le syndicat réclame une réponse immédiate à des revendications à forte teneur financière, au premier rang desquelles une augmentation générale des salaires, des pensions et des minima sociaux, ainsi que le blocage des prix de l’essence à 1,50 euros, de l’énergie et des produits de première nécessité.

Le constat que dresse l’organisation syndicale est sévère : effondrement du pouvoir d’achat, dégradation des services publics, politiques d’austérité et attaques contre les conquêtes sociales. Pour la Fédéchimie, cette situation nourrit une colère qu’elle juge légitime, et dont elle estime que le gouvernement porte une lourde responsabilité, après avoir longtemps opposé le silence aux demandes des salariés et de la jeunesse.

Ce rapport de force s’est construit sur plusieurs années de mobilisations. Les manifestations massives contre les réformes des retraites de 2003, 2019 et 2023, comme contre les lois Travail, n’ont rien infléchi aux yeux du syndicat. Les mobilisations des étudiants, des pompiers, des fonctionnaires et des salariés du privé sont, elles aussi, restées sans réponse, selon l’organisation. Après les journées du 29 septembre puis des 6, 8 et 13 octobre, des centaines de milliers de jeunes, de retraités, de privés d’emploi et de salariés des secteurs public et privé ont convergé le 17 octobre avec une même exigence : obtenir satisfaction sur leurs revendications.

Le volet revendicatif détaillé par la Fédéchimie vise explicitement l’économie du travail et des prix. Le syndicat demande l’abrogation de la réforme des retraites et l’arrêt des exonérations de cotisations sans contreparties sur l’emploi et les investissements dans l’outil industriel sur le territoire national, un enjeu direct pour la compétitivité et l’emploi. Il demande également la défense de la Sécurité sociale et des services publics, la fin des politiques d’austérité et le soutien aux revendications de la jeunesse.

Sur le plan politique, la tension a monté d’un cran. Une réunion s’est tenue hier à Matignon entre le Premier ministre et les organisations syndicales, sans permettre d’avancer, relève la Fédéchimie. Face à cet échec, l’organisation appelle l’ensemble de ses syndicats, militants et adhérents à une grève massive à partir du 5 novembre, et les invite à préparer dès maintenant, dans toutes les entreprises et sur tous les lieux de travail, les conditions pour gagner. Elle soutiendra toutes les initiatives prévues dans les prochains jours sur ces questions.

Le climat autour des mobilisations aggrave encore la situation. Des violences ont émaillé les dernières manifestations, et la Fédéchimie observe que ces violences de part et d’autre, ainsi que les mises à sac, qui ne sont pas ses méthodes et qu’elle dénonce, sont utilisées selon elle par le gouvernement pour accentuer la répression, étouffer la contestation et restreindre les libertés démocratiques. Elle demande en conséquence l’arrêt de la répression contre les salariés et la jeunesse mobilisés.

La réponse est tout aussi ferme face aux appels à la désescalade. Alors que certains responsables politiques invitent désormais les confédérations syndicales à « retrouver la voie de la raison » et à renoncer à la mobilisation du 5 novembre, la Fédéchimie FO renverse l’argument : la raison, répond-elle, c’est d’entendre les revendications des salariés et de la jeunesse, et la responsabilité, c’est d’y répondre. Depuis trop longtemps, estime-t-elle, les gouvernements successifs ont opposé le mépris et le silence à ces demandes, et l’exaspération qui gagne le pays en est directement la conséquence.

Le message final de l’organisation tient en une formule adressée à l’exécutif : le gouvernement doit répondre, et répondre maintenant. Reste à savoir si la grève du 5 novembre suffira à faire bouger les lignes sur les salaires et les prix.

Questions-réponses

Quelle action la Fédéchimie FO a-t-elle annoncée face à l'absence de réponse du gouvernement ?

Une grève massive à partir du 5 novembre, appelée dans toutes les entreprises et sur tous les lieux de travail, après l'échec de la réunion tenue à Matignon entre le Premier ministre et les organisations syndicales.

Quelles sont les principales revendications financières du syndicat ?

Une augmentation générale des salaires, des pensions et des minima sociaux, ainsi que le blocage des prix de l'essence à 1,50 euros, de l'énergie et des produits de première nécessité.

Que demande le syndicat sur le plan de la réforme des retraites et des exonérations ?

L'abrogation de la réforme des retraites, l'arrêt des exonérations de cotisations sans contreparties sur l'emploi et les investissements dans l'outil industriel, la défense de la Sécurité sociale et des services publics, la fin de l'austérité et le soutien aux revendications de la jeunesse.

Comment la Fédéchimie FO réagit-elle aux violences lors des manifestations ?

Elle les juge contraires à ses méthodes, les dénonce, et estime que le gouvernement les utilise pour accentuer la répression, étouffer la contestation et restreindre les libertés démocratiques, demandant l'arrêt de la répression contre les salariés et la jeunesse.

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